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17 Mai 2010 - 19 Mai (Jour 237 - Jour 239) - En jeep dans les déserts du Sud-Lipez

Nous partons directement depuis San Pedro d'Atacama, pour 3 jours en jeep dans les déserts et les salars du Sud-Lipez bolivien. Choisir l'agence n'a pas été facile, car elles grouillent dans les rues de San Pedro, et promettent toutes le meilleur service. Nous nous sommes décidés pour rejoindre le convoi d'Atacama Mistica. Départ à 8h de San Pedro en mini-bus, pour rejoindre la frontière Bolivienne. La propriétaire de notre hôtel a bien essayé de nous faire croire la veille que le passage était fermé, mais malgré quelques plaques de neige, on rejoint sans difficultés le poste frontière ; rien de plus qu'une petite cabane, perdue toute seule à 4600 m. Nous sommes accueuillis par un vent glacial, et un bon petit déjeuner à l'abri entre les bus. Un de nos derniers tampons sur le passeport, et on rejoint les jeeps. Notre équipe est l'hispanophone, deux étudiants chiliens pour compléter notre groupe, et en leader, Marcellino le chauffeur. Dans le convoi, il y a aussi la jeep germanique et son groupe de suisses, et la jeep anglo-saxonne, plutôt hétérogène. Ca va être la course! Enfin, dès le départ, nous sommes déjà bon derniers, et ça ne fait que commencer... On roule sur les pistes chaotiques, au milieu de paysages désertiques. Premier stop au bord d'une lagune à l'eau bleue verte, puis, alors que Marcellino s'arrête toutes les 10 min pour resserrer une roue, nous atteignons les sources d'eau chaude. Aprés avoir renoncé lors de l'excursion aux geysers de Tatio, Simon, Antoine et Kevin, se jettent à l'eau dans cette petite piscine fumante au milieu d'un cadre magnifique. Aurélie, déjà congelée par le vent glacial, se dévoue avec plaisir pour jouer les photographes depuis le bord. Aprés cette trempette, nous reprenons la route, jusqu'au site volcanique. Il y a de nombreux petits cratères, qui fument plus ou moins. L'odeur et le vent nous font fuir rapidement. La route est encore longue, mais pour nous elle le sera encore plus ; on a crevé ! Décidement, pas de chance avec les voitures en ce moment. Aidés par un collègue, Marcellino change tranquillement la roue, puis nous amène finalement à bon port. 15h30, nous avons rejoint le refuge où nous allons passer la première nuit, à 4200 m d'altitude. Le temps de manger, s'installer, le soleil n'est déjà plus trés haut. On part quand même à pied en direction de la Laguna Colorada, que l'on aperçoit au bout de la plaine. On croise un troupeau de lamas. Le petit village du refuge devient de plus en plus petit mais la lagune ne se rapproche pas, alors on fait demi-tour pour aller se balader dans un canyon jusqu'au coucher du soleil. Kevin et Antoine ont continué plus loin, mais ont fini par abandonner aussi ; cette plaine doit être plus grande qu'on ne le pense. La soirée n'est pas longue : dîner à 18h30, juste le temps de jouer aux cartes pour se réchauffer et l'extinction des feux à 20h a raison de nous ; on se réfugie dans les duvets !

Au réveil, de bons pancakes au dulce de leche nous attendent pour reprendre des forces. On s'est levé à 6h30 mais le départ traîne et on décolle finalement deux heures plus tard. Le convoi de jeeps est reparti, en direction de la Laguna Colorada. On a bien fait d'abandonner à pied, c'était vraiment loin. Le paysage est splendide ; les montagnes se reflettent dans cette grande lagune rougeâtre où pataugent quelques flamands roses. Nous restons un bon moment à se balader autour avant de reprendre la route. Au stop suivant, le paysage est nettement different. Le lieu est appelé Stone Tree (Arbres de pierres). Nous sommes en plein milieu d'une grande étendue de sable, entourés au loin de montagnes, et ici, se trouvent de gros rochers qui semblent tombés de nulle part. Un peu de grimpette, quelques batailles de neige, et c'est reparti. Nous roulons pendant plus d'une heure dans des étendues complétement désertiques, parsemées de plaques de neige. Au bout d'un moment, nous atteignons la première d'une série de lagunes. La surface de l'eau est gelée mais la couche de glace est souple...jusqu'à ce qu'elle craque. Nous ressortons pleins de boue ! La lagune suivante est dans les même tons bleutés, et c'est surtout l'occasion de faire une pause pique-nique. L'aprés-midi, la route est longue, et les pauses peu fréquentes. Une photo du volcan, une pause dans le village de San Juan qui semble peuplé de plus de lamas que d'habitants, et les pistes s'enchaînent, de plus en plus poussièreuses ; chaque fois que l'on sort de la jeep, on est couverts de terre. Enfin, alors que le soleil commence à se coucher, on atteint le fameux hôtel de sel . Déception, on ne dirait pas vraiment qu'il est en sel. Finalement, en regardant de plus prés, c'est bien des parpaings de sel qui composent les murs, les tables, les lits,... Ce soir, on a droit à une vraie douche chaude avant de manger. De quoi rester réchauffés un peu plus longtemps ; couvre-feu à 21h30, et à nouveau, tous au fond du duvet. Nous sommes à 3700m.

Dernier jour de notre expédition, le plus interessant, puisque l'on va enfin traverser les salars d'Uyuni. Dans le programme de la journée, on devait voir le lever du soleil sur les Salars. Changement de programme, on part après le petit déjeuner vers 9h... Trop tard, le soleil est déjà bien haut. On prend la route en direction du grand lac blanc au loin. On roule enfin sur le sel du Salar. Plus de bruits de cailloux qui percutent la voiture, plus de trous dans le sol... Le silence, le ciel bleu et le sel blanc immaculé sont au rendez-vous... Jusqu'à un gros bruit sous la voiture : le cardan de transmission des roues arrières se brise. Ca nous laisse 40 minutes pour profiter de ce magnifique soleil qui se reflète dans ce miroir blanc. 40 minutes, c'est le temps nécessaire à Marcelino pour démonter cette partie de la transmission. On rejoint donc l'ile des pêcheurs en deux roues motrices. L'ile des pêcheurs est un rocher posé au milieu de ce désert de sel. Plusieurs cactus millénaires peuplent cette île. La vue du haut de ce rocher est impressionante : du sel à perte de vue avec des montagnes enneigées à l'horizon. On repart pour 1h de route pour atteindre l'hotel de sel. Il n'est plus possible de dormir dedans, tout comme il n'est plus possible de construire dans le Salar. Des petits tas de sel sommencent à faire leur apparition. Le ciel commence à se voiler. On repart pour un petit village aux abords du salar, où les camions s'activent à charger du sel. C'est ici que l'on prendra une petite collation aprés un premier tour shopping sur les étals locaux :). On arrive finalement à Uyuni, en passant par le cimetière des trains. On ne restera que 3h à Uyuni, il n'y a pas grand chose à faire. On part pour Potosi, à 6h de bus dans la soirée. Dans un bus qui nous rappelle étrangement le Népal!!

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