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11 Juin 2010 - 22 Juin 2010 (Jour 262 - Jour 273) - Macchu Pichu et Mini Pichu

Nous arrivons à Cuzco à 5h du matin, plutôt fatigués aprés une nuit dans le bus complètement gelé. Mais quand le taxi nous dépose sur la place centrale, on se réveille vite ; la ville a l'air vraiment belle. A cette heure là, il n'y a personne dans les rues, nous tournons en rond pour trouver un hotel mais tout est fermé. Finalement, vers 6h30, on se fera conduire vers une petite auberge, où un lit et une couette nous attendent pour finir la nuit. Dans l'aprés-midi, on repère les lieux, on se renseigne sur ce qu'il y a à faire, et aprés 5 passages à l'office du tourisme, quelques tours dans les agences attrape-touristes, on décide de partir par nous même le surlendemain pour le trek de Choquequirao, un site inca encore peu visité car il est perdu dans les montagnes.

Kevin, resté une nuit de plus à Isla del Sol, nous rejoint le lendemain, et se laisse convaincre de se joindre à nous pour le trek. Il nous faut toute la journée pour trouver le départ du bon bus, louer une tente et un réchaud, faire les courses,... Les sacs fin prêts, on se couche tôt, car demain, rendez-vous à 5h pour prendre le bus.

Au bout de 3h30, le bus nous dépose sur le bord de la route principale, à l'embranchement pour Cachora. Ce chemin pour rejoindre le trek est fréquenté ; il n'est pas dur de trouver un taxi pour rejoindre le petit village d'où démarre le chemin. On aperçoit 3 autres groupes au départ, mais ils prennent le temps de louer des mules pour porter leurs sacs. Nous, confiants, ou inconscients, mettons les sacs sur les épaules, chargés de tout l'équipement de camping et de provisions pour 4 jours. Il est 10h30 ; c'est parti ! Le début n'est pas trop dur, ça monte doucement, ça descend un peu, c'est plat. Les sacs sont lourds mais on est en pleine forme. Vers 13h, on fait une pause casse-croûte avant d'attaquer la grande descente : de 2700 m , nous voulons rejoindre la rivière dans la vallée à 1350 m . La descente est raide et en plein soleil. Arrivés au camp de 1900m, on nous conseille de camper là car le campement de la rivière est infesté de moustiques. Tant mieux, car les genoux commencent déjà à forcer. Nous avons juste le temps de monter les tentes et de déballer nos affaires avant que le soleil se couche. A 17h30, dans le noir, nous préparons le diner : au menu, soupe en apéro, puis pâtes pour l'énergie. Comme à 20h nous sommes couchés et que la journée du lendemain s'annonce trés longue (il faut descendre à 1350m puis remonter à 3033m ! ), nous mettons le réveil à 4h du matin.

5h27, le jour commence à se lever. Le reveil a sonné ? On ne sait plus trop... On se lève en moins de deux, et une demi-heure plus tard le campement est emballé et, les sacs sur le dos, on attaque la descente. Il fait déjà chaud alors que l'on est encore dans l'ombre. A 6h40, on atteint le campement du bas ; apparement les autres groupes ont choisi de dormir là malgré les moustiques. On ne s'attarde pas et on traverse la rivière. Sur le pont, nous regardons le versant d'en face que nous allons devoir gravir, en se demandant bien comment nous allons arriver en haut. Et nous attaquons doucement la montée, chacun à son rythme, pas aprés pas. Les pauses ne sont pas bien longues car nous voulons monter le plus haut possible avant que le soleil plombant ne vienne éclairer notre versant. Vers 8h, nous atteignons le campement de Santa Rosa à 2100 m. Les cuisses tirent déjà mais heureusement, c'est l'heure du petit déjeuner. On sort les réchauds et on se prépare des céréales pour reprendre des forces. 8h30, il nous reste encore 1/2h sans soleil, c'est reparti. Et ça monte, ça monte.... Finalement, le soleil nous rattrape mais le chemin n'est pas si mal ombragé. On monte...on monte.... Au bout d'un moment, Aurélie qui avait perdu de vue les deux autres voit apparaître Simon en courant : " On a atteint le campement de 2800 m ! " . Le plus dur est fait. Il nous reste encore presque 2h de marche pour rejoindre le campement situé directement en dessous du site. On est à la bonne altitude mais le chemin descend et remonte, et redescend et remonte, de quoi achever Aurélie. A 13h, on récupère en pique-niquant, avec séance d'étirements en dessert. Car ce n'est pas fini pour la journée! Aprés avoir monté les tentes, on rattaque la grimpette pour aller visiter le site de Choquequirao ou "Mini Pichu" comme nous l'avons surnommé. Encore 200m de dénivelé, plus les escaliers sur le site, même sans les sacs, ça commence à faire beaucoup. Heureusement, le site est grandiose et on prend le temps de flâner entre les batisses de pierres et les grandes terrasses. Coucher de soleil face à la grande vallée que l'on vient de grimper, et on rentre vite au campement, du moins aussi vite que nos jambes fatiguées nous le permettent. Au menu de ce soir, surprise : soupe et pâtes, avec une variante, on ajoute des saucisses. A peine le repas terminé, on se met au chaud dans les tentes, et on s'endort.

Cette fois, on n'a pas mis de reveil, c'est le soleil qui nous lève tranquillement aprés une nuit de plus de 10h. Nous avons encore une longue journée devant nous mais on prend quand même notre temps pour déjeuner et lever le camp. 7h50, départ en direction de San Ignacio. Nous avons choisi de ne pas rebrousser chemin comme tout le monde le fait, mais de faire une boucle, sans trop savoir ce que l'on trouvera comme transport pour rentrer au bout. Il nous faut 3h bonnes heures pour descendre au niveau de la rivière à 1450m. Les muscles sont tendus de la veille. A peine soulagés d'être arrivés en bas, il faut remonter. Objectif du jour : atteindre Tombobamba à 2200 m, à 17 km du départ. Il nous en reste 10.... on se motive. Nous attaquons la montée vers 11h30, en plein soleil ; ça tape dur et la pente est raide. Zizgag aprés zizgag, on finit par rejoindre les 3 maisons que l'on voyait sur le flanc de la montagne en descendant. 1800m, pause pique-nique à l'ombre. Et en pleine digestion, la reprise est difficile.

 

 
 

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